« T’as pensé à ? » a un an… !

Je comptais les jours. Je ne savais plus vraiment la date.

Une petite fouille dans mon portable, et j’ai vite retrouvé. Le 20 novembre.

Le 20 novembre 2018, ma vie a totalement changé.

Il y aura eu la rencontre avec le père de mon fils, la naissance de mon fils et puis… Et puis TPA.

Je ne sais pas vous, mais moi je me souviens parfaitement des moments où j’ai décidé. Décider de tout quitter pour vivre à Toulouse pour miser sur ce garçon, Décider de devenir prof. Décider d’habiter Saint Denis. Décider que je voulais un enfant. Décider que la personne que je venais de rencontrer aller devenir un.e ami.e.

C’est super puissant dans ma vie. Moi qui aime les émotions très fortes, je ritualise beaucoup les anniversaires. J’aime me souhaiter mes anniversaires. Bon bah là, on y est.

Un an de TPA.

Un an de TPA, c’est beaucoup d’heures de travail, c’est des prises de têtes, c’est toujours se réinventer.

Un an de TPA, c’est apprendre plein de métiers différents, c’est apprendre à se relever, c’est apprendre à ne pas être une éponge, c’est se planter, c’est porter des choses trop lourdes.

Un an de TPA, c’est un livre, écrit pendant un été, c’est une campagne Ulule, c’est des formations en entreprises, c’est s’affirmer, c’est prendre la parole en conférence, c’est bosser avec les médias. C’est refuser les partenariats.

Un an de TPA, c’est beaucoup de rencontres. Des rencontres marquantes, qui vont changer ma vie, c’est des passages éclairs, c’est sortir de mon milieu de prof, c’est me confronter à la « vraie » vie des entrepreneuses, c’est me confronter à des vies que je ne connais pas.

Un an de TPA, c’est aussi faire le grand écart entre ma vie de prof de Saint-Denis et celles des soirées parisiennes. C’est entendre des discours hallucinant, c’est me demander si je suis fascinée, si je suis sur le bon positionnement, si je suis assez inclusive, si j’apprends de mes erreurs. C’est des doutes. C’est des pleurs.

Un an de TPA, c’est une renaissance. C’est devenir moi, c’est accepter que je suis ainsi, c’est accepter ce que j’ai toujours voulu, c’est m’interroger sur mes choix, c’est en faire d’autres. C’est ne pas toujours être comprise, mais c’est continuer à être droite dans mes bottes. C’est être égoïste pour me reposer. C’est accepter que j’ai besoin d’être seule et d’avoir de l’espace.

Un an de TPA, c’est de la modération. C’est beaucoup trop de modération. C’est un algorithme instagram à comprendre, c’est des posts à publier quotidiennement (395…) , c’est des témoignages à trier (plus de 8000..), c’est continuer à lire pour avancer. C’est accepter qu’on ne soit pas incontournable. C’est assumer son travail devant des universitaires, devant des spécialistes, c’est défendre son point de vue.

Un an de TPA, 365 petits jours. Un an de TPA, et tellement de changements, tellement de projets.

Je voudrais encore plus de temps pour faire cela, pour continuer à être passionnée, pour continuer à faire, à dire, à lire, à travailler.

Un an de TPA, de défis et d’envies.

Merci à toutes et à tous.

Merci.

[Si tu veux soutenir mon travail, il te reste jusqu’au 23 novembre pour participer à la campagne Ulule => https://fr.ulule.com/tas-pense-a-saffiche/]

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One Reply to “« T’as pensé à ? » a un an… !”

  1. Tellement émue en repensant au lancement du compte au tout début, et aux petites joies des premiers temps, les 1000 abonnés etc aha ! Que de chemin ! You rock !

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