J’ai testé pour vous : faire du 44.

J’aurais très bien pu appeler cet article  » La société, mon poids et moi », ou encore « J’ai pris quinze kilos en dix ans et je vais bien ». J’aurais pu attaqué aussi cet article en expliquant que mon parcours personnel n’était pas un exemple à suivre et qu’il ne concernait que moi.

Mais non, j’ai préféré afficher la taille de mon pantalon, celle-là même qui me saute au visage depuis maintenant quatre ans.

Avant toutes choses, mes propos ne sont pas là pour faire une apologie de quoi ce soit, d’un corps ou d’un autre, d’un régime ou d’un autre. Dans mes propos, d’ailleurs, il n’y a pas de régime, pas de sport à outrance, pas de plainte réelle. Je parle juste de mon rapport à mon corps et de la fameuse prise de poids.

Une prise de poids depuis le lycée.

J’ai toujours été grande. Je fais 1m70 et j’avais cette taille dès la 5ème. Sur les photos de classe, tu ne vois que moi. J’ai toujours été mince,  avec  de la poitrine et des cuisses bien fermes. Je montais à cheval tout le temps. Il y avait des filles beaucoup mieux proportionnées que moi, mieux habillées, maquillées, mais j’aimais profondément mon corps.

Puis je suis partie de chez ma mère. Je suis restée stable deux ans. Et j’ai grossi. J’ai pris d’un coup du poids. Sans trop de raison. Une hygiène de vie un peu limite, je dormais peu, je faisais beaucoup la fête, je déprimais beaucoup avec mon copain de l’époque. Je suis passée d’un 38 à un 44 en quelques mois. J’ai reperdu un peu de poids, je ne sais trop comment repassant à un 40.

Mais en 2010, malgré l’amour de Grumpf  et la déprime qui partait avec, mon concours m’a achevée et je suis arrivée et restée à ce maudit 44.

Des remarques peu sympathiques

Au début, quand tu prends du poids, tu n’es pas très à l’aise. Tu vois bien que ton petit jean’s fétiche ne te va plus, que ta veste est bien trop courte et que là, c’est bien ton ventre que l’on voit lorsque tu lèves les bras. Tu sens bien le petit regard désapprobateur quand tu manges au MacDo, ou quand tu rencontres une vieille connaissance qui te dit « Oh je t’avais pas reconnue!« . (Et tu as envie de lui dire « Connasse » mais tu es polie, car ta maman te l’a appris.)

Tu entends bien les remarques de tes parents, ou de ta grand-mère, de certains amis proches qui te demandent si tu comptes consulter, si tu veux aller courir, si tu veux partager tel ou tel plat, parce que « un entier ça fait p’tet beaucoup ». Tu sens que les autres comptent pour toi ce que tu manges, ce que tu élimines par le sport.

Pendant un temps, j’ai pensé que c’étaient mes proches qui me complexaient le plus. Parce qu’au fond, je savais comment ils traitaient et pensaient la prise de poids. Que ce soit cette copine qui court et qui compte tout ce qu’elle avale  alors qu’elle est maigre comme un clou, que ce soit cette amie qui rêve de prendre du poids, que ce soit cette amie malade qui a beaucoup grossi, ou que ce soit cette mère qui mange et qui se vante de ne jamais grossir.

J’ai mis du temps à trouver ma place parmi ces proches. J’en ai oublié quelques uns, je me suis rapprochée d’autres. Je ne supportais plus les remarques faites sur  le physique par certaines, les remarques gratuites qui montraient qu’au fond, prendre du poids c’était ne pas se respecter et ne pas respecter les autres. C’était se laisser aller, c’était presque une insulte à la beauté en général.

Et je me suis rendue compte que l’ensemble des normes de la société renvoyaient cette image.

Magazines, publicités, vêtement : un même combat pour la minceur.

J’ai parfois l’impression  de faire un lieu commun en montrant que l’image de la femme parfaite (mince, les cheveux longs, avec un bonnet C, sachant parfaitement gérer sa vie de famille et pro) est tout à fait fausse et correspond vraiment à du marketing. J’ai l’impression d’enfoncer des portes ouvertes tellement cela me parait une évidence.

Et puis je regarde autour de moi. Ces jeunes adolescentes et ces femmes plus âgées que je vois chaque jour. Elles semblent ne pas avoir de points communs. Elles semblent tellement éloignées les unes des autres entre la Parisienne branchée et l’Ado du 93. Et si je regarde bien, je me rends compte qu’elles ont un souci commun : le besoin de faire attention, de maîtriser son poids. Combien de femmes j’ai vu malheureuses à en crever en découvrant qu’elles avaient pris dix kilos ? Combien de femmes je connais qui ont tentées un régime ? Combien de remarques j’ai entendu de la part d’hommes et de femmes sur la prise de poids d’un proche ? Combien de femmes se détestent après une grossesse et pensent qu’elles vont perdre du poids immédiatement ?

Cette évidence m’a sauté aux yeux. Je me suis sentie obligée d’aimer mon corps, d’aimer mon corps pour montre ma résistance, pour montrer que j’en avais marre de cette mascarade, de ce besoin de courir après un poids que je n’aurais plus.

Cela fait maintenant deux ans que je ne lis plus certaines revues. Deux ans que je ne mets plus le nez dans mon magazine favori de l’époque : Elle. Deux ans que je ne lis plus les conseils morphos, certains blogs féminins et les Unes en gros sur les kiosques parisiens.

Deux ans aussi que je ne vais plus dans certaines boutiques qui ciblent parfaitement leur clientèle : un 44 qui fait un 42 et tu ressors de là en pleurant car tu ne peux plus t’habiller dans ta boutique favorite.

J’ai arrêté de pleurer dans les boutiques. J’ai arrêté de me plaindre lorsque un t-shirt L ne semble même plus me couvrir. C’est simple, aujourd’hui, quand je fais les magasins, je me censure, je n’essaye plus, je préfère oublier plutôt que d’essayer des fringues qui sont taillées beaucoup trop petites car elles visent une seule clientèle.

Je ne vais plus aussi dans les magasins qui font un effort et qui ont créée un rayon »46/48″ avec pour slogan « Nous on habille tout le monde jusqu’au 48 ».  J’ai cru d’ailleurs à une blague… Mettre un rayon à part ? Je me souviens parfaitement de cette vendeuse qui m’a répondu que si je cherchais les grandes tailles, elles étaient là, au fond, sur ce portant, un peu caché des autres. Tu vois alors un portant, seul, avec quelque fringues supers moches, qui n’ont rien à voir avec le reste de la collection des tailles « normales ».

Ces petites humiliations de la consommation. Voilà comment j’appelle mes petites blessures faites par cette société qui m’explique tranquillement que je devrais perdre du poids. Mes petites humiliations quotidiennes.

J’ai arrêté de me peser, de mesurer mon tour de taille. J’ai arrêté de regarder ce que je mangeais. Et depuis deux ans, je n’ai pas pris un gramme, un tour de taille ou quoi que ce soit. Cela fait deux ans que je suis stable en ne faisait rien. Ce qui me prouve une chose : je crois que j’ai atteint le poids que je dois faire. Je perds selon mon cycle, selon mon activité. Je le vois sur mon manteau d’hiver, sur mon jean’s. Et je reviens toujours au même tour de taille et de fesses.

J’ai fini par l’accepter. C’était il y a un an, ou deux, c’était en préparant mon mariage et en comprenant que les robes, qu’on me passait, ne m’allaient pas et que je ne serais pas ce type de mariée. J’ai alors commencé un long travail sur moi pour accepter mes bras, mes hanches, mon ventre, mon 44, mes t-shirt L, voire XL, ma nouvelle poitrine et donc mon nouveau bonnet (E!!!) et j’ai surtout appris à me fringuer avec des marques qui me respectaient. J’ai continué à manger équilibré avec quelques excès. J’ai arrêté d’avoir peur de ce que mon médecin allait me dire : il me trouve en pleine forme, mes analyses  de sang sont bonnes.

Je ne suis pas en train de faire l’apologie de quoi que ce soit. Je suis simplement en train de raconter un bout de vie, ma vie, celle qui doit faire face aux normes de la société. Je respecte l’ensemble des femmes et leurs choix sur leurs corps.

Je m’appelle Madame Sourire, j’ai testé pour vous faire du 44 et depuis deux ans, je le vis super bien.

(Si tu veux lire un article super bien sur le déclic, tu peux lire Rita le Chat avec son article sur « Poids de forme et bienveillance » en cliquant => ici)

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share Button

36 Replies to “J’ai testé pour vous : faire du 44.”

  1. Tout ce que tu dis, je le vis avec la taille en encore plus grande.
    Après 3 ans sans piscine, nous allons nous inscrire aux bébés nageurs car Basile adore l’eau. Et je les emmerde ceux qui me regarderont, chui bonnasse dans mon maillot !
    <3

    1. Mais je suis bien d’accord que tu les emmerdes ! En plus je suis sûre que tu vas sortir le maillot de Pin-Up 🙂
      Des gros bisous
      <3

  2. Comme toi en quittant la maison familiale j’ai pris une dizaine de kilo mais ils se sont plutôt bien répartis et je n’avais pas de balance donc je l’ai réalisé que 2 ans après, ça m’a fait un « petit choc » mais finalement je l’aime bien mon corps comme ça, un peu plus « pulpeux », le sport ne me sert pas à maigrir mais à le raffermir 😉

    1. Ah bah oui les miens sont mêmes très bien réparties. On ne penserait pas que je fais tout ce poids !! 😉
      En tout cas merci pour ton commentaire et à très bientôt 🙂

  3. Coucou!
    Je n’ai pas lu ton article en entier (Bébé pleure pour avoir son biberon) mais je vais me rattraper promis! Je me suis arrêtée aux « femmes qui ne supportent pas leurs kilos de grossesse ». Malheureusement, j’en fait partie. Même si j’ai autour de moi des femmes qui sont rondes et l’assument (ma soeur et ma grand mère, et je les aimes et les admirent), moi j’arrive pas à gérer tous ces kilos de grossesse. J’en ai pris douze et à la sortie de la maternité j’en avais perdu 8. C’est formidable n’est ce pas? Sauf que, plutot que de me réjouir des 8 kilos disparus, je ne pense qu’aux 4 kilos encore et toujours là. Avant j’étais fière de mon corps , surtout de mon ventre plat, athlétique, que j’aimais montrer à tout bout de champs. Mine de rien, j’aimais qu’on me regarde pour mes atouts. Et à présent, il faut me connaitre pour m’aimer. Je crois que ce qui est génant dans cette société, c’est le fait que les rencontres doivent être faites ou non au premier regard. On ne prend plus le temps de connaitre l’autre et c’est ce qui fait que l’on doit être physiquement irréprochable. J’admire ta force. J’adore ton blog!
    A très vite.

    1. Je comprends parfaitement ce que tu dis sur le premier regard. J’ai un souvenir un peu drôle sur les premières fois où j’ai rencontré les collègues de Grumpf et où une de ses collègues m’a regardée de haut en bas et est partie sans rien dire. C’était à mourir de rire tellement c’était tragique pour elle. Je pars du principe que si la personne s’arrête à ton physique, c’est qu’au fond… Ca ne vaut pas la peine.
      Je te félicite tout de même pour ces huit kilos perdus ! C’est énorme ! Je te souhaite surtout de te sentir bien dans ce nouveau corps, parce que tes proches t’aiment comme tu es.
      Des bises 🙂

  4. Je trouve que ton article est très juste et il me met de bonne humeur !
    Depuis quelques années comme toi, j’ai pris des kilos comme ça sans rien faire.
    J’avais réussi à perdre et puis la fin de thèse m’a achevé ! Depuis les ennuis au taf contribue à entretenir mon surpoids. Et je parle de surpoids car ça me joue des tours niveau santé !
    La ça va mieux, je me motive plus pour mon régime et j’espère arriver à mon poids de forme d’ici mon mariage pour ensuite tenter les essais bébé en toute sérénité !
    En tous les cas, le soutien des bonnes personnes est essentiel ! J’admire ton acceptation de toi même !!! Et moi je te trouve très bien comme tu es 😉

    1. Merci beaucoup pour les compliments ! T’es trop chou <3
      Tu sais, selon le fameux IMC, je suis un obèse. Quand ma diéticienne a vu le résultat de l'IMC, elle m'a dit que "pour vous, ça ne fonctionne pas : vous avez plus de 35% de muscle (au lieu de 25...)", alors le surpoids toussa....
      Bon courage en tout cas !
      (Tu as dû lire mon article sur le non régime de mariage de mariage sur Mademoiselle Dentelle ? )

      1. Tout à fait, j’ai lu avec beaucoup d’attention ta chronique !
        Et je trouve que tu as parfaitement raison ! J’avais adoré ta chronique !
        Mon IMC n’est pas mauvais en soi (il doit être à 25, je pense et comme toi, pas beaucoup de masse graisseuse en fait), c’est juste que les irritations au niveau des cuisses quand il fait chaud, l’essoufflement au sport alors que ça n’était pas le cas avant, et les soucis de dos qui s’amplifient, je considère que ma santé pâtis sans doute un peu de ces kilos superflus.
        Je te remercie pour tes encouragements !!!

        1. Pour les irritations au niveau des cuisses : toutes les femmes ont cela. Même les plus minces. J’utilise un super crème au quotidien, quand je porte une robe; : Barièderm d’Uriage !
          Des bises 🙂

          1. Merci du conseil ! Je retiens ! 😉

  5. Bonjour, je découvre tout juste ton blog ! Le titre de ton article m’a accroché sur hellocoton 🙂
    J’ai une première question qui m’a « sauté aux yeux » quand j’ai fini de lire ton article : es-tu sure que tu le vis bien ?! Alors soit ta dernière phrase est ironique, soit elle est tout à fait honnête, je ne sais pas trop.
    J’ai plutôt l’impression que tu souffres profondément de ne « plus » pouvoir, que tu l’acceptes telle une fatalité 🙁 Attention, je ne te jette pas du tout la pierre ! L’essentiel étant, bien entendu, d’être bien dans son corps et dans sa tête, en harmonie. Sans quoi, on peine à avancer je trouve.

    Il y a quelques années j’ai pris 10 kgs en 1 an : dépression bonjour. J’avais 11 ans. Je ne les ai jamais reperdu mais ça allait quand même. Et puis en 2013 j’en ai pris 13 en 9-10 mois (sans bébé mdr). Je suis, depuis mars, en phase de perte. Lentement mais surement mais j’ai fais un travail psychologique pour arriver à « débloquer » ce qui bloquait depuis des années. Désormais j’arrive assez facilement à imaginer ma vie future en fille « mince » ou plutôt tonique, une chose dont je rêve depuis des années, tout le temps je crois parce qu’en 6ème avec mes 10 kgs de plus on me traitait de « saucisson sur pattes ». Je suis en phase avec mes émotions, mes envies tout ça, rien que ça c’est un confort non négligeable.

    Bref, désolée pour ce commentaire, si tu es heureuse, c’st bien ce qui compte 😉

    1. Bonjour Nolwenn,
      Il n’y a aucune ironie dans mon article ! Il y a surtout du dégoût pour les normes de la société. Je pense que je suis une fille plutôt tonique, vu mes activités, mon métier et je trouve dommage justement qu’on nous réduise à ces « kilos en trop », que finalement, je ne considère pas en trop. J’ai gardé ma musculature « d’antan » et je suis capable de courir sans être essoufflée. Donc oui je le vis bien. Ce qui me gonfle c’est la société de consommation qui me demande d’aller mal et d’avoir honte. Je le ressens vraiment comme cela.
      Je trouve très choquant qu’on t’est appelé « saucisson sur patte » mais vraiment très choquant. Je suis d’ailleurs désolée pou toi.
      Je t’embrasse fort et te souhaite le meilleur dans ton combat intérieur.
      A bientôt

  6. C’est vrai que notre société est tordu sur l’aspect physique notamment le poids. J’ai toujours été ronde depuis mes 10 ans jusqu’à être en surpoids jusqu’à il y a deux ans et demi mais depuis j’ai entrepris un régime pour être mieux dans mon corps sans parler que j’avais mon mariage et cela m’a pas mal boosté pour perdre du poids. Aujourd’hui j’en suis satisfaite mais je peux te dire que cette perte de poids m’a valu une méchante réflexion d’une collègue de boulot du style que si je continue je vais m’envoler! et ça m’a pas mal affecté car je me dit au fond que l’on soit ronde ou mince, il y aura toujours des imbéciles pour faire des réflexions désobligeantes qui devraient balayer devant leur porte avant de critiquer autrui. Bref, c’est cool que tu as pu trouver ton poids idéal et que tu te sente à l’aise avec.

    1. Nous sommes bien d’accord que nous croisons toujours des imbéciles. Mais je le répète : si ces imbéciles pensent comme cela, c’est aussi parce qu’ils ont incorporé des normes leur disant ce qui est bien et ce qui est mal. Je suis désolée que tu aies vécu l’excès inverse. J’ai aussi des amies qui ont eu ce genre de réflexion.
      Merci pour ton commentaire et à bientôt !

  7. Je me vois en toi ! Sauf que tu assumes mieux que moi. Alors pour ça, chapeau.
    Tu t’habilles dans quelles enseignes ?

    1. Merci beaucoup madame Louli <3
      Je m'habille chez New Look (dont je suis une grande fana!), chez Grain de Malice pour les basiques et de temps en temps chez H&M si ils n'ont pas mis le portant au loin. Je retourne chez Promod depuis qu'ils font jusqu'au 48 et qu'ils mélangent les tailles.
      Je ne vais plus chez Zara, Etam, NafNaf (même si parfois il y a des collections avec des efforts : ma dernière robe bleue vient de chez eux... ), Uniqlo. Je portais beaucoup Gap, et depuis six mois, je passe plus mes hanches alors que je suis revenue à un petit 44. Et je ne te parle même pas de lingerie... Sinon j'ai envie de fouetter tout ce qui passe !
      Des bisous

  8. Félicitations à toi d’avoir pu dépasser les complexes. Pour ma part, j’y suis toujours. Je suis encore dans les premiers temps, ces moments où j’essaie un jeans et que j’ai du mal à admettre que j’ai l’air d’une saucisse. Je n’ai pas pris tant de poids que ça mais le changement est toujours perturbant et le fait est là…mon corps change, je n’arrive pas à le maîtriser et c’est ce qui est frustrant.

    1. Je comprends bien ces moments de frustrations. Je comprends bien que tu t’inquiètes. Mais qu’est-ce qui t’inquiètent le plus ? Ton regard ou celui des autres? Je suis partie de cette simple question pour travailler sur moi, en détachant bien les deux.
      Je pense bien à toi et j’espère que tu vas commencer ce travail pour t’accepter.
      Merci de ton commentaire !
      A bientôt

  9. Moi je dis BRAVO !
    Parce que finalement qu’on rentre dans du 36, du 40 ou du 52, le plus important c’est d’abord de se sentir bien dans son corps et de s’aimer.
    Qu’importe les mensurations, personne n’arrivera jamais à satisfaire les goûts et les couleurs de tout le monde, et il y aura toujours quelqu’un pour critiquer ou soi-même aussi pour se critiquer. Ce n’est pas quelque chose de facile de s’accepter quand son corps change mais même sans changement, ce n’est pas facile de l’aimer. Comme tu le dis si bien dans l’article : y’en a qui se trouveront trop mince, d’autres trop grosses, et si TOI tu es BIEN dans ton corps f*** les autres. Et si l’on ne commence pas à s’aimer tel qu’on est, pourquoi les autres nous aimeraient ?
    Une belle leçon de vie ton article ! merci !

  10. et bien moi j’ai fais du zèle en testant aussi la taille 46!!je suis repassée au 44 mais j’aime trop les fringues pour me résigner à garder cette taille. Je ne me sens pas bien dans mon corps, j’ai l’impression de vivre en permanence dans une doudoune! Je suis d’accord avec toi sur les magasins qui offrent un portant T46/48 au fond tout au fond ou parfois même à coté des caisses ou des cabines d’essayage! ça augmente chez moi un sentiment de culpabilité d’avoir « franchi la ligne jaune avec la bouffe »…du coup ça me rend mal à l’aise et ça me booste (un temps) pour me reprendre en main…

    1. C’est très intéressant car j’ai été à la limite pendant longtemps. (Enfin quelle limite ?? Qui impose la limite ? ) et je n’en ai pas tiré les mêmes conclusions : cela ne m’a pas du tout boosté. J’ai eu juste l’impression qu’on m’imposait un modèle : cela m’a révoltée ! Comme quoi 😉
      Je te souhaite en tout cas de trouver ce que tu cherches et surtout de t’aimer !
      Merci de ton commentaire et à bientôt

  11. Tout ce que tu décris est très juste, notamment sur le regard des autres qui, simplement parce qu’ils n’acceptent pas le fait qu’on puisse avoir un autre poids, une autre silhouette qu’eux, te regardent de travers. Moi aussi j’ai longtemps été malheureuse à essayer de rentrer dans des vêtements qui en fait n’étaient pas à ma taille dans les boutiques, qui ne sont là que comme excuse (« regardez, nous aussi on propose du 44 ! ») et effectivement j’en ressortais en me disant que j’étais juste grosse et moche. Aujourd’hui je m’assume mieux, je vais dans des magasins peut-être moins en vue mais qui proposent ma taille et franchement, je me sens mieux…!

  12. Je crois que le plus dur, ce n’est pas la taille de vêtements, de taille, de soutif… que l’on fait réellement. C’est d’accepter un changement soudain. De se réapproprier ce corps qui change. Je sais que j’ai pris du poids parce que je suis malade. Je vais peut-être le reperdre. Ou pas, tant pis après tout. Mais pour le coup, les remarques des amis (comme toi 🙂 ) qui disent que je suis très bien comme je suis, que ça ne se voit pas etc., ça aide beaucoup.
    Des bisous.

  13. J’ai failli pleurer en lisant.
    Parce que j’ai pris 15kg en deux ans. Parce que j’ai du accepter de laisser partir mon petit 38 et me résigner à mon 42. Parce que tout le monde m’a jugé, et parce que maintenant que je m’accepte et que j’ai compris que maigrir ne me rendait ni meilleure ni plus belle, on me juge de ne pas vouloir maigrir, de ne pas faire attention à mon poids. Je ne sais pas si c’est par jalousie ou par réelle conviction. Mais aujourd’hui, des « amies » ont décidées qu’elles étaient mieux sans moi. Entre autres à cause de ça. De ma vision différente du poids qui les dérange au point de me fuir.
    Alors en te lisant, les larmes sont montées.
    Définitivement, tu me touches.

    1. Je suis vraiment désolée d’apprendre tout cela. Cela me touche beaucoup de savoir qu’avec ta prise de poids, des proches t’ont tourné le dos. Comme à moi.
      Je t’embrasse bien fort et prend soin de toi 🙂

  14. Article génial!! Merci beaucoup! Si tout le monde raisonnait comme toi ce serait mais juste génial! Tu as tout compris et tu as entièrement raison!
    Bravo bravo bravo bravo!

    1. Ohhh! Merci beaucoup ! Ca me touche beaucoup… Je ne sais pas si j’ai raison, mais j’essaye de respecter mon corps au maximum. Je t’embrasse 🙂

  15. Bel article. Je peste régulièrement contre les médias qui nous donne une vision totalement faussée du monde (que ce soit pour les kilos ou pour autre chose). Ce que je retiens : les photos de toi sur Melle Dentelle où on voit une belle femme, heureuse. Et c’est, ma foi, tout ce qui compte.

    1. Merci beaucoup pour le compliment 🙂
      Et moi aussi je peste régulièrement… A très bientôt!

  16. Un bel article encore une fois … et pour avoir suivie régulièrement tes chroniques Mademoiselle dentelle, je sais que tu n’as rien besoin de changer !

    C’est fou ce que la société peut nous mettre en tête.
    J’ai été moi-même très contrariée par ma prise de poids durant les études, je sais que je ne suis pas « grosse » mais deux tailles de plus ça fait toujours mal au coeur (enfin, parce qu’on nous fait sentir que ça doit nous faire mal au coeur) …mais j’ai la chance d’avoir réussi à perdre une partie de ce que j’avais pris en faisant attention à ce que je mangeais (juste ce qu’il fallait pour me sentir bien dans mes vêtements)… pour le reste, j’ai fait le deuil, je me trouve bien comme je suis (malgré un ventre moins plat et musclé qu’il ne le fut …) =)

    Et dans le genre société parfois ridicule, Zara nous en donne un exemple dans cet article : http://www.2girls1mag.com/?p=5136

    1. Je connais bien cet article qui a tendance à fortement m’énerver.
      Je le dis souvent mais ce qui compte, c’est surtout de pouvoir s’aimer. Alors si tu devais perdre un peu de poids pour te sentir mieux, c’est un très bonne chose. Ce qui m’agace, c’est de se dire « je dois perdre du poids car je ne peux plus m’habiller chez machin, c’est que c’est grave ». Oui. Ou pas. Une fois que j’ai appris à aimer mon corps, ça a changé beaucoup de choses.
      Des bises et à très vite !

  17. Merci pour cette belle leçon de vie <3
    J'espère de tout coeur un jour pouvoir suivre ton exemple et en dire autant

    1. Je te souhaite de tout coeur d’être en paix avec ton corps : on y gagne en sérénité !
      Des gros bisous <3

  18. J’ai mis du temps avant de pouvoir commenter ton article car il m’a fallu le digérer. Je suis un peu bourrique et j’ai un peu tendance à aller à l’encontre de tout ce que font les autres. Si tout le monde va à gauche j’irai à droite juste pour faire c…. Quand plus haut, je ne sais plus qui a dit : »est tu sûre de te sentir bien ou est ce juste une forme de résistance? » Je me suis posé la même question et en fait je n’arrive pas à trouver de réponse.
    Je fait du 44 et je ne me trouve pas grosse, mais genre pas du tout ( de même que 4 ans plus tôt avec mon petit 38, je ne me trouvais pas mince.).C’est souvent les autres qui me le rappellent, les petites remarques, du genre: « c’est bien que tu t’assumes », ou « en même temps dans ta culture c’est normal d’être ronde. » Euhhh pardon? De quoi tu parles? Ah oui de moi et mon 44! ah oui je fais partie des « grosses » ( insulte suprême ).
    Je ne me lève pas tous les matins en ayant conscience de mon 44, de même que je n’ai pas conscience d’être noire, je me lève le matin en étant moi. Le sentiment d’être hors norme pour moi est le reflet que la société me renvoie, et je ne suis pas obligé de l’accepter. Ok pour vous je suis l’archétype de l’obèse qui mange mal, ne fais pas de sport, à une hygiène de vie déplorable mais moi, je ne le vois pas comme ça! Je suis une femme pas la plus jolie mais loin d’être la plus moche, j’ai des jours avec et des jours sans. Pour dire vrai les jours avec je me trouve carrément canon. Je ne sais pas si comme Papi je fais de la résistance, ce que je sais c’est que mon 44 ne me définit pas.

Laisser un commentaire